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Economie

FONT Laurence

Montromant

 Je travaille l’acrylique, le plâtre, la terre, le textile, les bouts de ficelle… Je suis un peu peintre, un peu sculpteur, un peu brodeuse et aujourd'hui  je deviens aussi tricoteuse de déchets… J’aborde les choses avec humilité et modestie, parce que l'important c'est de faire...  Cest parce que je ne veux plus me sentir à l’étroit que je décide de ne pas choisir une technique, une façon de faire, mais simplement de faire… Dans mes réalisations, il faut compter sur l’accident. L’accident non contrôlé mais souvent provoqué : la coulure, la tache, la déchirure… Alors, la fragilité des choses prend tout son sens… Et la production ne m’appartient plus tout à fait…  Ne pas faire « jolie »… Mais juste faire pour arriver quelque part. Et surtout, trouver le moment « juste`»… Le moment ou la production est « finie » « aboutie ».Je ne peux pas être dans l’abstraction. Dans mon travaille, il doit toujours y avoir quelque chose qui figure ou quelque. Pour ne jamais me couper de la vie.

 

Mes bricolages d’art iraient dans toutes les directions, sans aucune cohésion d’ensemble ? A y regarder de près ou de loin d’ailleurs, mes sculptures et mes totems vivent en harmonie les uns avec les autres… Il y a quelque chose de solidaire dans ce rif… Ce rif primitif, archaïque, tribal , ce rif de visages tourmentés ou solitaires…A y regarder de près ou de loin, qu’ils soient peints ou brodés, mes tableaux suivent eux aussi une logique involontaire… Il y a dans ces séries  quelque chose d’homogène… Bien malgré moi les corps y sont noyés dans le grand rien, seuls ou blessés…